L’exploitation des forêts européennes a augmenté de 49% en quelques années

L’exploitation des forêts européennes a augmenté de 49 % en quelques années

Article publié en 2020 à partir de travaux scientifiques consacrés à l’évolution récente des récoltes forestières en Europe.

Les chiffres présentés ci-dessous correspondent aux données et analyses disponibles au moment de la publication de l’article et doivent être lus dans leur contexte historique.

UNE HAUSSE RAPIDE DES SURFACES FORESTIÈRES RÉCOLTÉES

De nouvelles données satellitaires analysées dans la revue scientifique Nature indiquaient qu’en Europe, la superficie des forêts exploitées aurait augmenté de 49 % entre 2016 et 2018, en comparaison de la période 2011–2015.

Gregory Duveiller, du Centre commun de recherche de l’Union européenne, expliquait que les chercheurs s’étaient appuyés sur des couches d’informations spatialisées relatives au couvert arboré, d’une résolution spatiale de 30 mètres, dérivées d’images de télédétection satellitaire produites par l’Université du Maryland.

Ces travaux s’inscrivaient notamment dans l’exploitation de données issues du projet Global Forest Watch, consacré au suivi du couvert forestier mondial.

UNE PERTE DE BIOMASSE ÉGALEMENT SIGNALÉE

Les travaux cités dans l’article faisaient état, pour la période 2016–2018 comparée à 2011–2015, d’une augmentation de la superficie forestière récoltée de 49 % et d’une perte de biomasse associée de 69 %.

Ces résultats devaient cependant être mis en perspective avec une autre évolution mentionnée dans l’article : entre 1990 et 2015, la superficie forestière européenne aurait augmenté d’environ 90 000 km², notamment sous l’effet de plantations et de reboisements.

L’existence d’un couvert forestier plus étendu ne signifie toutefois pas que toutes les forêts présentent la même structure, le même âge, la même biodiversité ou la même capacité écologique. Les dynamiques de surface et les dynamiques de récolte décrivent donc des dimensions différentes de l’évolution forestière.

SOURCES DE L’ARTICLE

Article scientifique publié dans Nature
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Global Forest Watch
Accéder à Global Forest Watch

National Geographic France — article de 2020
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LIEN AVEC LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ARBRE

Les débats sur l’exploitation forestière rappellent qu’une forêt ne se réduit pas à une surface boisée ou à un volume de biomasse. Sa structure, son ancienneté, sa biodiversité, ses sols, ses continuités écologiques et les arbres qui la composent sont essentiels à son fonctionnement.

La Déclaration universelle des droits de l’Arbre repose sur trois articles fondateurs :

Article I
L’Arbre, être vivant sensible, source de Vie, est un bien commun de l’humanité.

Article II
De l’existence de l’Arbre dépend la Vie sur la planète.

Article III
L’Homme, doué de raison et de conscience, doit agir avec l’Arbre dans un esprit de fraternité et de solidarité.

La Déclaration ne confère pas, par elle-même, de personnalité juridique aux arbres, de capacité processuelle autonome ni de transfert de compétence.

PROTECTION DE L’ARBRE ET PROJET DE CONVENTION

L’ancienne formulation selon laquelle « tant que l’Arbre n’aura pas de statut juridique il ne sera pas protégé » ne correspond pas au Cadre officiel actuel.

La protection de l’Arbre ne dépend pas de l’attribution d’une personnalité juridique.

Le droit peut protéger les arbres, les forêts et les écosystèmes au moyen de nombreux mécanismes juridiques sans leur attribuer une personnalité juridique autonome.

Dans le prolongement de la Déclaration est développé le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre. Il s’agit d’un projet d’instrument juridique international en cours d’élaboration et de réflexion ; ce n’est pas, à ce jour, un traité international en vigueur.

Signer la pétition pour la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Découvrir le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre

Consulter le Cadre officiel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Mise à jour doctrinale et institutionnelle : 13 août 2026