Dans l’une des régions les plus humides de la planète, les arbres forment des ponts vivants
Au Meghalaya, dans le nord-est de l’Inde, des communautés façonnent depuis des générations des ponts vivants en guidant et en entrelaçant les racines d’arbres jusqu’à former de véritables passerelles.
LA « MAISON DES NUAGES »
Un photographe s’est rendu au Meghalaya, littéralement « la maison des nuages », un État indien connu pour ses précipitations exceptionnelles et pour ses paysages spectaculaires.
Dans certaines zones, les habitants façonnent les racines d’arbres vivants afin de créer de solides passerelles capables de franchir rivières et ravins.
Ces structures, qui semblent appartenir à un univers de légende, sont pourtant le résultat d’un savoir-faire patient fondé sur la croissance même des arbres.
UNE TRADITION VIVANTE
Le photographe Prasenjeet Yadav a entrepris de documenter cette tradition singulière et a photographié une trentaine de ponts vivants au cours d’une année.
L’un des ponts les plus connus se trouve près du village de Nohwet. Très photographié par les visiteurs, il représentait pour lui un défi particulier : parvenir à produire une image qui restitue à la fois la puissance du lieu et le caractère vivant de la structure.
Pour préparer cette photographie, Yadav a étudié le travail d’autres photographes ainsi que la peinture de paysage, avant de choisir une prise de vue à la tombée de la nuit.
UNE ARCHITECTURE QUI GRANDIT AVEC L’ARBRE
Ces ponts illustrent une relation singulière entre société humaine et monde végétal : la structure n’est pas construite contre l’arbre ni indépendamment de lui, mais progressivement façonnée avec sa croissance.
La solidité de la passerelle dépend ainsi du temps, de l’entretien, de la croissance racinaire et de la transmission d’un savoir-faire collectif.
Ils constituent un exemple remarquable d’infrastructure vivante, dans laquelle l’être humain compose avec les capacités biologiques de l’arbre plutôt que de les remplacer par un matériau inerte.
ARTICLE SOURCE
National Geographic France — « Dans l’une des régions les plus humides de la planète, les arbres forment des ponts »
Photographie : Prasenjeet Yadav.
LIEN AVEC LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ARBRE
Ces ponts vivants offrent une illustration particulièrement forte de ce que peut signifier une relation fondée sur la durée, l’attention et la coopération avec l’Arbre.
La Déclaration universelle des droits de l’Arbre repose sur trois articles fondateurs :
Article I
L’Arbre, être vivant sensible, source de Vie, est un bien commun de l’humanité.
Article II
De l’existence de l’Arbre dépend la Vie sur la planète.
Article III
L’Homme, doué de raison et de conscience, doit agir avec l’Arbre dans un esprit de fraternité et de solidarité.
La Déclaration ne confère pas, par elle-même, de personnalité juridique aux arbres, de capacité processuelle autonome ni de transfert de compétence.
PROTECTION DE L’ARBRE ET PROJET DE CONVENTION
L’ancienne formulation selon laquelle « tant que l’Arbre n’aura pas de statut juridique il ne sera pas protégé » ne correspond pas au Cadre officiel actuel.
La protection de l’Arbre ne dépend pas de l’attribution d’une personnalité juridique.
Le droit peut protéger les arbres et les écosystèmes par de nombreux mécanismes juridiques sans leur attribuer une personnalité juridique autonome.
Dans le prolongement de la Déclaration est développé le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre. Il s’agit d’un projet d’instrument juridique international en cours d’élaboration et de réflexion ; ce n’est pas, à ce jour, un traité international en vigueur.
Signer la pétition pour la Déclaration universelle des droits de l’Arbre
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Consulter le Cadre officiel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre
Parce que l’Arbre, c’est la Vie.
Mise à jour doctrinale et institutionnelle : 13 août 2026