Plus de 40 % des espèces d’arbres en Europe menacées d’extinction

Plus de 40 % des espèces d’arbres en Europe menacées d’extinction

Pour la première fois, l’Union internationale pour la conservation de la nature publiait une Liste rouge consacrée aux arbres européens.

Les chiffres présentés ci-dessous correspondent à cette évaluation publiée en 2019 et doivent être lus dans leur contexte historique.

UNE PREMIÈRE ÉVALUATION À L’ÉCHELLE EUROPÉENNE

Parmi les 454 espèces d’arbres européens évaluées, 42 % étaient alors considérées comme menacées d’extinction.

La situation apparaissait encore plus préoccupante pour les espèces endémiques d’Europe — celles qui n’existent naturellement nulle part ailleurs sur la planète — puisque 58 % étaient considérées comme menacées.

Par ailleurs, 15 % des espèces endémiques évaluées étaient classées « en danger critique », dernière catégorie de menace avant l’extinction à l’état sauvage dans la classification de l’UICN.

Les sorbiers, les marronniers et certaines espèces de lauriers figuraient notamment parmi les groupes particulièrement concernés.

LES LISTES ROUGES, BAROMÈTRES DE LA BIODIVERSITÉ

Les Listes rouges de l’UICN identifient les espèces menacées d’extinction à différentes échelles afin d’éclairer les politiques et les actions de conservation.

À l’époque de cette publication, le statut des espèces arboricoles européennes n’avait encore jamais fait l’objet d’une évaluation globale de cette nature.

Consulter la présentation de la Liste rouge mondiale de l’UICN

LES ARBRES STRUCTURENT L’ÉCOSYSTÈME FORESTIER

Serge Muller, alors responsable scientifique de l’herbier national et président du Conseil national de la protection de la nature, soulignait le rôle structurant des arbres dans les écosystèmes forestiers :

ARTICLE SOURCE

Le Monde — « Plus de 40 % des espèces d’arbres présentes en Europe menacées d’extinction »

Consulter l’article source

LIEN AVEC LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ARBRE

La disparition d’espèces d’arbres ne concerne pas seulement des individus isolés. Elle affecte aussi les habitats, les interactions écologiques, les paysages, les sols et les communautés vivantes qui dépendent de ces espèces.

La Déclaration universelle des droits de l’Arbre repose sur trois articles fondateurs :

Article I
L’Arbre, être vivant sensible, source de Vie, est un bien commun de l’humanité.

Article II
De l’existence de l’Arbre dépend la Vie sur la planète.

Article III
L’Homme, doué de raison et de conscience, doit agir avec l’Arbre dans un esprit de fraternité et de solidarité.

La Déclaration ne confère pas, par elle-même, de personnalité juridique aux arbres, de capacité processuelle autonome ni de transfert de compétence.

PROTECTION DE L’ARBRE ET PROJET DE CONVENTION

L’ancienne formulation selon laquelle « tant que l’Arbre n’aura pas de statut juridique il ne sera pas protégé » ne correspond pas au Cadre officiel actuel.

La protection de l’Arbre ne dépend pas de l’attribution d’une personnalité juridique.

Le droit peut protéger les arbres, les espèces arboricoles, les forêts et leurs habitats par de nombreux mécanismes juridiques sans leur attribuer une personnalité juridique autonome.

Dans le prolongement de la Déclaration est développé le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre. Il s’agit d’un projet d’instrument juridique international en cours d’élaboration et de réflexion ; ce n’est pas, à ce jour, un traité international en vigueur.

Signer la pétition pour la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Découvrir le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre

Consulter le Cadre officiel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Parce que l’Arbre, c’est la Vie.

Mise à jour doctrinale et institutionnelle : 13 août 2026