Côte d’Ivoire: une «armée verte» contre la déforestation

Article publié en août 2020.

Les données chiffrées, déclarations publiques et objectifs forestiers mentionnés ci-dessous correspondent au contexte de publication de l’article. La présente version a uniquement fait l’objet d’une mise à jour doctrinale et institutionnelle afin d’être cohérente avec le cadre actuel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre.

UNE « ARMÉE VERTE » CONTRE LA DÉFORESTATION

La Côte d’Ivoire a présenté, le 6 août 2020 à Abidjan, sa première « armée verte », une brigade de 650 agents destinée à lutter contre la déforestation et la criminalité forestière, dans un pays qui avait alors perdu, en un demi-siècle, l’essentiel de son couvert forestier historique.

La première promotion de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) était présentée comme une unité inédite dans l’histoire des Eaux et Forêts en Côte d’Ivoire par son caractère de force spéciale.

La BSSI avait vocation à intervenir contre différentes formes de criminalité liées à la forêt, à la faune et aux ressources en eau, avec des unités spécialisées.

Dans le même contexte, les autorités ivoiriennes avaient annoncé en juillet 2020 une opération de plantation de plusieurs millions d’arbres, après une première campagne conduite en 2019.

UN RECUL FORESTIER MAJEUR

Premier producteur mondial de cacao à l’époque de la publication de cet article, la Côte d’Ivoire avait vu son couvert forestier fortement diminuer depuis les années 1960, sous l’effet notamment de l’expansion agricole, de la pression sur les ressources naturelles et de multiples facteurs environnementaux et socio-économiques.

Les chiffres alors avancés faisaient état d’un passage d’environ 16 millions d’hectares de forêts dans les années 1960 à près de 3 millions d’hectares.

La politique forestière ivoirienne affichait alors l’objectif de reconstituer plusieurs millions d’hectares de forêts à l’horizon 2030.

PROTÉGER L’ARBRE SANS LE RÉDUIRE À LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE

La protection de l’Arbre ne dépend pas de l’attribution d’une personnalité juridique.

Le droit peut protéger efficacement les arbres, les forêts et leurs écosystèmes par de nombreux mécanismes : réglementation des usages, interdictions, autorisations, obligations de conservation, sanctions, politiques publiques, dispositifs de restauration, protection du foncier, reconnaissance patrimoniale ou encore planification écologique.

La Déclaration universelle des droits de l’Arbre ne confère pas, par elle-même, de personnalité juridique aux arbres, de capacité processuelle autonome ni de transfert de compétence. Elle affirme trois principes fondateurs qui invitent à reconnaître l’Arbre comme un être vivant sensible, source de Vie et bien commun de l’humanité, et à organiser une responsabilité humaine directe à son égard.

Article I
L’Arbre, être vivant sensible, source de Vie, est un bien commun de l’humanité.

Article II
De l’existence de l’Arbre dépend la Vie sur la planète.

Article III
L’Homme, doué de raison et de conscience, doit agir avec l’Arbre dans un esprit de fraternité et de solidarité.

DE LA DÉCLARATION AU PROJET DE CONVENTION

La Déclaration universelle des droits de l’Arbre constitue le texte fondateur de la démarche.

Dans son prolongement est développé le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre. Il s’agit d’un projet d’instrument juridique international en cours d’élaboration et de réflexion ; ce n’est pas, à ce jour, un traité international en vigueur.

Signer la pétition pour la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Découvrir le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre

Consulter le Cadre officiel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Parce que l’Arbre est la base de tout l’écosystème terrestre.

Parce que l’Arbre, c’est la Vie.

Mise à jour doctrinale et institutionnelle : 13 août 2026