Francis Hallé, président d’Honneur de la Compagnie des Papillons Bleus

Le botaniste Francis Hallé dans une forêt tropicale, à l’occasion de sa lettre de soutien à la Déclaration universelle des droits de l’Arbre du 20 mai 2020.

Le botaniste Francis Hallé dans une forêt tropicale, à l’occasion de sa lettre de soutien à la Déclaration universelle des droits de l’Arbre.
Francis Hallé, président d’honneur de La Compagnie des Papillons Bleus jusqu’à son décès, a apporté son soutien à la Déclaration universelle des droits de l’Arbre et à la Convention internationale des droits de l’Arbre.

Lettre de soutien

Francis Hallé et la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Botaniste mondialement reconnu et spécialiste des arbres tropicaux, Francis Hallé a exercé les fonctions de président d’honneur de La Compagnie des Papillons Bleus jusqu’à son décès. Dans cette lettre, il affirme la nécessité d’accorder aux arbres une protection juridique effective.

Je suis botaniste, spécialiste des arbres tropicaux et je m’inquiète de voir que, dans le monde entier, l’être humain continue, en dépit des évidences écologiques, à mépriser les arbres et à leur manquer de respect : plantations bâclées dans des sites inadaptés, élagages drastiques et contraires à la fois à l’esthétique, à la sécurité et à la biologie, incendies, coupes à blanc, diagnostics sanitaires destinés à masquer et à faire oublier des abattages illégitimes, etc.

Je connais l’étendue de ce que nous devons aux arbres et suis, depuis longtemps, le témoin des mauvais traitements que nous leur faisons subir. J’appelle de tous mes vœux un changement complet de notre attitude à leur égard, mais j’ai la conviction que les arbres ne seront respectés que lorsqu’ils auront obtenu des droits assurant leur protection devant la loi, au même titre que les animaux bénéficient d’une protection juridique. C’est pourquoi, en tant que président d’honneur de La Compagnie des Papillons Bleus, je m’associe pleinement aux projets de Déclaration universelle des droits de l’Arbre et à la Convention internationale des droits de l’Arbre. Arrêter le massacre des arbres est devenu un impératif de survie pour l’espèce humaine.

Francis Hallé

Montpellier, le 30 mai 2020