Sur une ancienne parcelle cultivée d’Amazonie, de jeunes arbres recommencent à pousser. Leur renaissance se mesure au-dessus du sol : les tiges s’élèvent, les troncs s’élargissent, les feuilles se déploient. Mais ce qui rend cette croissance possible se joue aussi sous la surface, dans un monde presque invisible composé de racines, de champignons, de bactéries, de matière organique, d’eau et d’innombrables échanges biologiques.
Une étude publiée dans la revue BMC Ecology and Evolution a évalué l’effet de la terre noire d’Amazonie — appelée terra preta ou Amazonian Dark Earth — sur la croissance de deux essences amazoniennes installées sur une terre agricole dégradée. Après 180 jours, les plants issus du traitement avec cette terre présentaient des gains importants de hauteur et de diamètre. Les chercheurs ont également observé une profonde réorganisation de certaines communautés microbiennes de la rhizosphère, c’est-à-dire de la zone de sol directement influencée par les racines.
Cette recherche, relayée en France par GEO, ne démontre pas qu’une poignée de terre noire suffirait à reconstituer une forêt. Elle révèle toutefois une réalité écologique essentielle : un arbre ne pousse jamais seul, et la régénération d’un peuplement ne peut être dissociée de celle du sol qui le porte.
Ce qu’il faut retenir
- La terra preta est un sol anthropique, formé au cours du temps par des sociétés amazoniennes.
- L’étude porte sur deux essences, 72 arbres et une première période publiée de 180 jours.
- Les gains observés atteignent 55 % en hauteur et 88 % en diamètre selon l’espèce.
- Le traitement est associé à une recomposition du microbiome entourant les racines.
- L’expérience ne sépare pas complètement l’effet des microorganismes de celui des nutriments et de la matière organique.
- La terre noire originelle doit être protégée : il ne s’agit ni de l’extraire ni de la commercialiser.
- Planter des arbres ne suffit pas à restaurer une forêt lorsque le sol demeure compacté, appauvri ou biologiquement dégradé.
- Le droit de l’Arbre à la régénération implique la protection des conditions écologiques nécessaires à son renouvellement.
La terre noire d’Amazonie, un héritage ancien
La terra preta se distingue fortement de nombreux sols tropicaux amazoniens naturellement acides, très altérés et souvent pauvres en éléments nutritifs immédiatement disponibles. Elle présente généralement une couleur sombre, une teneur élevée en carbone organique, une meilleure capacité de rétention des nutriments et une fertilité qui peut persister durant des siècles.
Cette terre n’est pourtant pas un simple accident géologique. Les recherches archéologiques, pédologiques et ethnographiques montrent que les terres noires amazoniennes sont, dans une large mesure, le produit de pratiques humaines anciennes. Elles se sont constituées progressivement dans et autour de lieux d’habitation, par l’accumulation et la transformation de charbons, de cendres, de résidus alimentaires, de matières organiques, d’ossements, de déchets domestiques et de fragments de céramique.
Des travaux contemporains conduits notamment dans le Haut-Xingu montrent également que des communautés autochtones continuent de produire des sols enrichis par des pratiques territoriales intentionnelles et répétées. La terra preta témoigne ainsi d’une relation historique entre les sociétés humaines, l’habitat, les systèmes alimentaires et le fonctionnement écologique du sol.
Il serait donc inexact de présenter les peuples amazoniens comme les simples inventeurs d’une technique que l’agriculture moderne pourrait reproduire sans autre considération. Ces sols sont l’expression de pratiques situées, inscrites dans le temps long et indissociables de cultures, de territoires et de connaissances qui doivent être reconnues et respectées.
Une expérience conduite sur une terre agricole dégradée
L’étude intitulée Boosting tree growth in the Amazon rainforest using Amazonian Dark Earths a été publiée le 30 janvier 2026 dans BMC Ecology and Evolution. Elle est signée par Anderson Santos de Freitas, Guilherme Lucio Martins, Juan Andrés de Domini, Rogério Eiji Hanada, Aleksander Westphal Muniz et Siu Mui Tsai.
L’expérience a été installée en avril 2023 sur un site expérimental de l’Entreprise brésilienne de recherche agricole, l’Embrapa, dans l’État d’Amazonas. La parcelle de 1,2 hectare correspondait à un ancien champ de manioc, établi sur un Oxisol et entouré de forêt native.
BMC Ecology and Evolution, volume 26, article 15
30 janvier 2026
72 arbres, trois blocs expérimentaux
180 jours après transplantation
Plants élevés dans 290 cm³ de terre noire ou dans de la fibre de coco
Hauteur, diamètre, chimie du sol et communautés microbiennes
Deux essences aux stratégies écologiques différentes
Les chercheurs ont retenu deux essences amazoniennes :
- Schizolobium amazonicum, une légumineuse pionnière à croissance rapide, capable de coloniser des espaces ouverts ou dégradés ;
- Handroanthus avellanedae, une essence non légumineuse associée à un stade plus avancé de succession et dont l’installation peut être plus difficile sur des terres appauvries.
Les graines ont germé dans des contenants de 290 cm³. Les plants du groupe expérimental ont été élevés dans 290 grammes de terre noire d’Amazonie ; ceux du groupe témoin dans de la fibre de coco. La terre noire provenait d’une zone de forêt secondaire située sur une station expérimentale de l’Embrapa et avait été prélevée entre 0 et 20 centimètres de profondeur.
Quinze jours après la germination, des plants de taille comparable ont été transférés sur le terrain. Le dispositif comportait trois blocs, six plants par traitement et un total de 72 arbres. Aucun engrais n’a été ajouté. Le désherbage a été effectué manuellement et les arbres ont dépendu de l’eau de pluie.
Après six mois, les chercheurs ont mesuré la hauteur et le diamètre des plants. Ils ont également analysé vingt échantillons de sol afin de caractériser les communautés bactériennes, archéennes et fongiques de la rhizosphère par séquençage de marqueurs génétiques.
Des gains de croissance importants pendant les six premiers mois
Après 180 jours, tous les arbres étaient encore vivants, aussi bien dans le groupe témoin que dans le groupe associé à la terre noire. L’expérience ne met donc pas en évidence, à ce stade, une différence de survie. Elle montre en revanche des différences significatives de croissance.
Pionnière à croissance rapide
Hauteur moyenne
Diamètre de tige
Essence de succession secondaire
Hauteur moyenne
Diamètre de tige
Ces différences étaient statistiquement significatives selon les analyses présentées par les auteurs. Elles montrent que les conditions dans lesquelles un plant commence son développement peuvent influencer son installation après transplantation.
Une croissance initiale plus rapide ne démontre cependant pas encore la formation future d’une forêt durable. La hauteur et le diamètre mesurés après six mois ne renseignent pas à eux seuls sur la survie à plusieurs années, le développement des racines, la résistance à la sécheresse, la reproduction des arbres, l’installation spontanée d’autres espèces ou la reconstitution des cycles écologiques d’une forêt.
Ce que l’étude établit, suggère et ne démontre pas encore
Établi
Dans les conditions de l’expérience, les plants élevés dans la terre noire ont présenté une croissance initiale supérieure. Le traitement a aussi été associé à une recomposition de certaines communautés microbiennes de la rhizosphère.
Suggéré
Les auteurs proposent que la terre noire puisse agir comme un inoculum biologique, en apportant des microorganismes et en orientant le recrutement microbien autour des racines.
Non démontré
L’expérience ne prouve pas que le microbiome explique seul les gains de croissance, ni que la méthode fonctionnerait avec toutes les essences, sur tous les sols ou à long terme.
Le véritable acteur caché : le sol vivant
Le sol est encore trop souvent considéré comme un support minéral dans lequel il suffirait de creuser un trou et de placer un arbre. Cette représentation est biologiquement fausse. Un sol vivant est un écosystème organisé, composé de particules minérales, de pores remplis d’air ou d’eau, de débris végétaux, d’humus, de racines et d’une multitude d’organismes.
Le microbiome du sol désigne l’ensemble des microorganismes présents dans ce milieu, ainsi que leurs gènes, leurs fonctions et leurs interactions. Il comprend notamment des bactéries, des archées, des champignons et des microorganismes unicellulaires. À cette communauté microscopique s’ajoutent des organismes plus grands — nématodes, acariens, collemboles, insectes, vers de terre — qui participent eux aussi à la transformation de la matière et à la structuration du sol.
La rhizosphère, zone d’échanges intenses
Les racines ne sont pas de simples tuyaux absorbants. Elles libèrent des sucres, des acides organiques et diverses molécules carbonées. Ces exsudats nourrissent ou sélectionnent certains microorganismes. En retour, ceux-ci peuvent contribuer à la décomposition de la matière organique, à la libération de nutriments, à la structuration du sol, à la modulation des défenses végétales ou à la protection contre certains agents pathogènes.
Les champignons mycorhiziens établissent, pour leur part, des associations avec les racines de nombreuses espèces végétales. Leurs filaments explorent un volume de sol supérieur à celui que les racines pourraient atteindre seules et peuvent faciliter l’accès à l’eau ou à certains éléments minéraux. Tous les champignons ne sont cependant pas mycorhiziens : certains décomposent la matière organique, d’autres vivent sans relation directe avec les racines et certains peuvent être pathogènes.
Un arbre est un organisme visible porté par une communauté en grande partie invisible.
Ce que la terre noire semble modifier
Dans l’étude de 2026, le traitement avec la terre noire a été associé à une modification de la composition relative de plusieurs groupes microbiens. Chez Handroanthus avellanedae, la diversité fongique et la structure globale des communautés ont été particulièrement modifiées. Certains genres comprenant des microorganismes opportunistes ou potentiellement pathogènes ont diminué en abondance relative, tandis que d’autres groupes comprenant des organismes associés au contrôle biologique, à la décomposition ou à la croissance végétale ont augmenté.
Les réactions n’étaient toutefois pas identiques pour les deux essences. Chez Schizolobium amazonicum, les changements observés étaient plus limités ou concernaient d’autres groupes. Cette différence rappelle qu’un microbiome bénéfique n’est pas un mélange universel : ses effets dépendent de l’espèce végétale, du sol existant, du climat et de l’ensemble des relations écologiques présentes.
Les auteurs reconnaissent en outre ne pas avoir mesuré l’azote total dans le cadre de cette expérience. Ils observent que certains groupes comprenant des organismes fixateurs d’azote ont diminué en abondance relative et envisagent qu’un milieu initialement plus riche puisse réduire, à court terme, la nécessité de certaines fonctions microbiennes. Cette évolution pourrait toutefois poser une question pour le maintien futur de cycles nutritifs autonomes.
Restaurer un microbiome ne consiste donc pas à maximiser indistinctement le nombre de microorganismes. Ce qui importe est la qualité fonctionnelle des communautés, leur compatibilité avec les espèces végétales présentes, leur stabilité et leur capacité à participer durablement aux cycles du sol.
Planter un arbre ne suffit pas à restaurer une forêt
Les campagnes de plantation sont souvent évaluées par un chiffre spectaculaire : dix mille, un million ou un milliard d’arbres mis en terre. Ce chiffre ne dit pourtant rien, à lui seul, de la survie des plants, de leur diversité, de leur adaptation au territoire, de la qualité du sol ni de la capacité du milieu à se renouveler sans intervention permanente.
Planter
Introduire volontairement une graine ou un plant. La plantation est une technique utile, parfois indispensable, mais elle ne garantit ni la survie de l’arbre ni le rétablissement d’un écosystème.
Restaurer
Assister le rétablissement d’un écosystème dégradé. La restauration concerne la végétation, mais aussi les sols, l’eau, les habitats, la diversité et les fonctions écologiques.
Régénérer
Rendre possible le renouvellement du vivant : germination, installation des jeunes arbres, succession des générations et reconstitution progressive des relations écologiques.
Une politique de régénération forestière doit donc mesurer autre chose que le nombre de plants : le taux de survie, la diversité génétique et spécifique, la santé des arbres, la qualité biologique et physique du sol, la disponibilité de l’eau, le rétablissement des continuités écologiques et l’apparition d’une nouvelle génération spontanée.
Selon les territoires, la stratégie pertinente peut être la plantation, la régénération naturelle assistée, la restauration hydrologique, l’agroforesterie, la maîtrise du pâturage, la réintroduction de matière organique, la réduction du compactage ou une combinaison de plusieurs méthodes. La première étape consiste toujours à identifier puis à supprimer, autant que possible, les causes de la dégradation.
Une piste prometteuse, mais non une recette universelle
L’étude amazonienne ouvre une voie de recherche importante : utiliser de très petites quantités de sols de référence, ou des communautés microbiennes reproduites localement, afin d’orienter la restauration de sols biologiquement dégradés. D’autres travaux ont déjà montré que l’inoculation du sol pouvait influencer la trajectoire de restauration de certains écosystèmes.
Mais une expérience portant sur deux essences, 72 arbres, un seul dispositif expérimental et une première période de six mois ne permet pas de généraliser les résultats à toutes les forêts tropicales, encore moins à tous les climats et à tous les sols.
Les effets pourraient varier selon :
- l’essence et la provenance génétique des arbres ;
- le microbiome déjà présent ;
- la nature et le degré de dégradation du sol ;
- la pluviométrie, la température et le régime hydrique ;
- la quantité, la qualité et la provenance de l’inoculum ;
- la concurrence avec les autres plantes ;
- la faune du sol ;
- les pratiques agricoles antérieures ;
- la durée d’observation.
Il faudra aussi déterminer si les communautés introduites se maintiennent, si elles s’intègrent sans déséquilibrer les microbiomes locaux et si les gains initiaux de croissance se traduisent réellement par une meilleure résilience écologique.
Protéger la terra preta au lieu de l’exploiter
La publication de résultats positifs ne doit en aucun cas entraîner l’extraction, l’exportation ou la commercialisation de la terre noire amazonienne originelle. De nombreux dépôts sont indissociables d’anciens lieux d’occupation humaine et constituent un patrimoine archéologique, culturel et écologique irremplaçable.
Une exploitation commerciale ferait courir plusieurs risques :
- la destruction de contextes et de sites archéologiques ;
- la perte irréversible d’informations historiques ;
- la dégradation des écosystèmes locaux ;
- le déplacement de communautés biologiques hors de leur milieu ;
- l’appropriation commerciale de savoirs issus de sociétés autochtones ;
- l’exclusion des communautés concernées des bénéfices de la recherche.
Au Brésil, les sites archéologiques relèvent d’un régime juridique protecteur, notamment fondé sur la Constitution et sur la loi fédérale nº 3.924 du 26 juillet 1961. Les recherches sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles associées sont également soumises à des règles spécifiques. L’étude de 2026 indique l’enregistrement des activités concernées dans le système brésilien SISGEN.
La recherche peut ainsi étudier les processus de stabilisation du carbone, les interactions entre matière organique et minéraux, les communautés microbiennes fonctionnelles, les pratiques de compostage, la restitution organique ou la production raisonnée de matériaux carbonés. Toute démarche inspirée de la terre noire devrait reconnaître l’origine historique de ces connaissances, associer les peuples concernés et organiser un partage équitable des bénéfices scientifiques, économiques et écologiques.
Le droit de l’Arbre à la régénération est aussi un droit au sol vivant
La Déclaration universelle des droits de l’Arbre affirme que « L’Arbre, être vivant sensible, source de Vie, est un bien commun de l’humanité », que « De l’existence de l’Arbre dépend la Vie sur la planète » et que l’être humain « doit agir avec l’Arbre dans un esprit de fraternité et de solidarité ».
Ces principes interdisent de penser l’Arbre comme une réalité isolée. Son existence dépend du sol, de l’eau, du climat, des champignons, des bactéries, des animaux et des autres végétaux. Protéger l’Arbre exige donc de protéger les relations qui rendent sa vie, sa croissance et son renouvellement possibles.
Reconnaître le droit de l’Arbre à la régénération ne signifie donc pas seulement interdire la destruction d’un arbre existant ou imposer son remplacement après abattage. Cela implique de maintenir ou de restaurer les conditions biologiques, hydriques et territoriales nécessaires à la continuité des générations.
Le droit de l’Arbre à la régénération ne s’arrête pas à l’Arbre visible. Il s’étend aux conditions sans lesquelles aucune régénération véritable n’est possible.
Ce droit suppose notamment :
- un sol qui ne soit ni stérilisé ni durablement compacté ;
- un volume racinaire suffisant et protégé ;
- la présence et le renouvellement de matière organique ;
- une eau accessible, de qualité et durablement disponible ;
- la préservation de la faune et du microbiome du sol ;
- le maintien des associations avec les champignons et les bactéries ;
- des espaces permettant la germination et l’installation des jeunes arbres ;
- la circulation des graines et des organismes ;
- la continuité écologique entre les sols, les eaux et les peuplements ;
- la transmission du patrimoine arboré aux générations futures.
Conséquences pour les politiques publiques
Une politique conforme à cette approche devrait protéger non seulement les arbres existants, mais aussi leur espace souterrain et les processus de renouvellement du milieu. Elle pourrait notamment :
- intégrer la qualité biologique des sols aux diagnostics forestiers, agricoles et urbains ;
- protéger les surfaces perméables et les volumes racinaires ;
- limiter l’artificialisation, le tassement, l’érosion et la contamination des terres ;
- conserver les horizons organiques et le bois mort lorsque le contexte le permet ;
- privilégier la régénération naturelle et les essences adaptées au territoire ;
- prévoir un suivi pluriannuel des plantations ;
- évaluer la survie et la fonctionnalité écologique plutôt que le seul nombre d’arbres plantés ;
- restaurer les continuités entre les sols, les cours d’eau, les haies, les boisements et les forêts ;
- soutenir la recherche sur les microbiomes locaux sans détruire les sols patrimoniaux.
Le droit à la régénération devient ainsi un principe d’anticipation. Il ne protège pas seulement l’Arbre présent : il oblige à préserver la possibilité des Arbres futurs.
Rendre à la terre sa capacité d’accueillir le vivant
La découverte la plus importante de l’étude amazonienne n’est peut-être pas qu’une terre particulière accélère la croissance de deux essences pendant leurs premiers mois. Elle est de rendre visible ce que les politiques de plantation oublient trop souvent : aucun arbre ne grandit seul.
L’arbre se construit dans une communauté de relations. Ses racines transforment le sol qui les nourrit. Les champignons étendent leur capacité d’exploration. Les bactéries participent aux cycles de la matière. Les organismes décomposeurs rendent disponibles les éléments issus des générations précédentes. L’eau circule dans des pores que la vie contribue elle-même à maintenir.
Restaurer une forêt ne consiste donc pas seulement à remettre des arbres là où ils ont disparu. Il faut rendre à la terre la capacité de les accueillir, de les nourrir et de les relier au reste du vivant.
La terra preta n’est pas une solution miracle. Elle est un héritage à protéger, un objet de recherche à étudier avec respect et une invitation à repenser la restauration forestière depuis le sol.
Parce que l’Arbre, c’est la Vie, sa régénération commence dans la terre vivante qui le porte.
Sources scientifiques et institutionnelles
Étude scientifique principale
https://doi.org/10.1186/s12862-026-02495-y
Communication scientifique et point de départ journalistique
https://agencia.fapesp.br/soil-fertilization-with-amazonian-dark-earth-increases-tree-diameter-by-up-to-88/57911
https://www.geo.fr/environnement/cette-terre-noire-d-amazonie-qui-pourrait-accelerer-la-renaissance-des-forets-232803
Origine et formation des terres noires amazoniennes
https://doi.org/10.1038/s41467-022-31064-2
https://doi.org/10.1126/sciadv.adh8499
https://doi.org/10.3389/fsoil.2023.1161627
Microbiomes et restauration écologique
https://doi.org/10.1038/nplants.2016.107
https://doi.org/10.1126/science.abe0725
Principes de restauration
https://www.ser.org/page/serstandards/international-standards-for-the-practice-of-ecological-restoration.htm
https://www.decadeonrestoration.org/
Protection du patrimoine archéologique brésilien
https://www.planalto.gov.br/ccivil_03/leis/1950-1969/l3924.htm
https://www.gov.br/iphan/pt-br/patrimonio-cultural/patrimonio-arqueologico
Déclaration universelle des droits de l’Arbre
https://www.declarationuniverselledesdroitsdelarbre.org/petition-mondiale-pour-la-declaration-universelle-des-droits-de-l-arbre/
https://www.declarationuniverselledesdroitsdelarbre.org/comprendre-la-declaration-universelle-des-droits-de-l-arbre/
Note éditoriale : les pourcentages publiés décrivent les différences moyennes observées après 180 jours dans les conditions précises de l’expérience. Ils ne doivent pas être présentés comme une efficacité générale de la terre noire d’Amazonie ni comme la preuve d’une restauration forestière achevée.