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Sylviculture. La lune provoque des marées dans les troncs d’arbres

Des chercheurs zurichois et italiens ont prouvé que notre satellite naturel provoque des marées dans les troncs des arbres.

Une découverte loin d’être farfelue

Les arbres ne sont pas indifférents aux passages de la Lune: comme les océans, ils sont sujets à des marées. Mesurés très précisément, les troncs gonflent et dégonflent deux fois par jour – toutes les 25 heures, plus précisément – exactement au même rythme que le lent balancement des masses d’eau océaniques dû à l’attraction de notre satellite naturel. La nouvelle, publiée dans les colonnes de la très sérieuse revue Nature du 16 avril dernier, a de quoi surprendre. Les troncs des arbres sont réputés pour être plutôt rigides et, par rapport à l’Atlantique, ils représentent un volume négligeable.

«Certes, la déformation est invisible à l’œil nu, mais elle est parfaitement mesurable, note Ernst Zürcher, assistant principal au Département des sciences forestières à l’EPFZ, coauteur de l’étude. Deux fois par jour, le diamètre des troncs augmente, puis diminue de quelques centièmes de millimètres.»En réalité, le chercheur zurichois a repris les travaux publiés par une équipe de l’Université de Trento (Italie) qui avait mesuré les troncs d’une demi-douzaine d’espèces d’arbres (épicéa, sapin, noyer…) en Toscane.

«Ils avaient noté ces fluctuations de diamètre, sans leur donner d’explication, dit-il. J’ai aussitôt pensé à la Lune.» Intrigué par les nombreux dictons «lunaires» qui guident certains agriculteurs, Ernst Zürcher a en effet déjà prouvé que la germination des plantes est bien influencée par les phases de la Lune. Mais attention aux règles trop simples: si la Lune croissante favorise la germination de la majorité des espèces qu’il a étudiées, elle peut se montrer plus inhibante pour d’autres!

Ernst Zürcher a donc ressorti les travaux italiens et demandé au service océanographique de la marine française à Brest de calculer rétroactivement les fluctuations quotidiennes du champ gravimétrique dues à la Lune dans la région toscane à l’époque où les mesures ont été effectuées. «La corrélation est parfaite», affirme-t-il, en soulignant que les mesures avaient été effectuées dans d’excellentes conditions: «Les arbres avaient été étudiés sous serre, dans des conditions de température, d’humidité et de luminosité constantes, pour éviter des variations de diamètre bien connues, dues notamment à la transpiration.»Une autre surprise attendait les mesureurs de troncs: les arbres n’ont pas besoin de pointer leur cime vers la Lune pour réagir à son champ gravifique. «Les fûts coupés montrent le même comportement que les arbres enracinés, aussi longtemps que le cambium – l’assise génératrice à l’origine des deux types de canaux à sèves – est vivant, poursuit-il. Bien sûr, pour éviter que l’eau ne transpire ou ne s’écoule, les surfaces de coupe avaient été recouvertes de cire.»

Comment ces troncs coupés peuvent-ils enfler et désenfler deux fois par jour alors qu’il n’y a pas de circulation d’eau? Ernst Zürcher propose une hypothèse physiologique, encore à vérifier: l’eau effectuerait des va-et-vient à l’intérieur même des structures cellulaires. Sous l’influence de l’attraction lunaire, l’eau pourrait quitter l’intérieur de la cellule – le cytoplasme – pour aller se loger dans la paroi qui entoure la cellule. Et, gorgée d’eau, la paroi gonfle, un peu comme une éponge. La même quantité d’eau n’occuperait donc pas le même volume si elle est stockée à l’intérieur de la cellule ou dans la paroi qui l’entoure.Le chercheur zurichois ne va pas en rester à ces marées quotidiennes. Il envisage en effet une étude sur les phases lunaires mensuelles, qui pourraient influencer la teneur en eau des parois cellulaires. Un travail qui pourrait avoir des conséquences sur le travail des bûcherons. «On pourrait définir les dates d’abattage afin d’assurer au bois un séchage optimal, poursuit l’ingénieur forestier. Lorsque les parois cellulaires sont gorgées d’eau, le bois sèche plus lentement, il se déforme lors du séchage et il risque davantage l’attaque des champignons.» Ernst Zürcher, qui a projeté d’étudier le cycle mensuel des épicéas sur pied près de Vallorbe, part optimiste.

Car la sagesse populaire a également son idée au sujet de l’abattage des arbres, qui doit se faire juste avant la nouvelle Lune pour garantie le meilleur séchage. Et gare aux conséquences si on n’observe pas cette règle: «Les tavillons d’un arbre bien abattu durent dix-sept ans, contre sept ans s’ils proviennent d’un tronc mal abattu», dit un dicton en Forêt-Noire. A vérifier. Ernst Zürcher, loin d’être un superstitieux crédule, ne croit aux dictons populaires que lorsque leur bien-fondé scientifique a été vérifié. Pas question donc de croire sans autre aux agendas lunaires proposés pour cultiver son potager: «Ce qui a été prouvé avec la tomate ne marche pas forcément pour le poireau, explique-t-il. De plus, il y a de nombreuses confusions entre deux cycles lunaires décalés, et on ne s’y retrouve plus entre des lunes montantes, croissantes, descendantes et dé-croissantes.»

Source : Sylviculture. La lune provoque des marées dans les troncs d’arbres – Le Temps

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